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Femmes au travail: la formation en affaires, un pas de plus vers l’égalité Par Paula Stromberg
Doris Torsu vit à Kadjebi, un village isolé du Ghana. Cette mère de quatre enfants est aussi l’aînée de sa famille étendue, ce qui veut dire que ses frères et sœurs sollicitent souvent ses conseils.
« À cause des mes problèmes financiers, je n’avais pas confiance en moi. J’étais incapable d’aider ceux qui venaient me voir avec leurs problèmes », a-t-elle déclaré en entrevue. « Je suis mariée depuis 25 ans et j’ai quatre enfants. Nous étions pauvres, nous n’avions que des grignotines à nous mettre sous la dent. Nous avions faim. »
Mais c’était avant que Doris ne participe à la formation en affaires offerte par Pro-Link, un partenaire de Carrefour. Depuis, les compétences qu’elle a développées lui ont permis d’améliorer sa qualité de vie, ainsi que celle de ses enfants. Aujourd’hui, elle peut aussi appuyer ses frères et sœurs quand ils ont besoin d’aide.
« J’ai acquis des compétences en administration, comme la tenue d’un inventaire et la gestion d’un prêt, dit-elle. Je peux dorénavant faire un profit, tout en ayant assez d’argent pour rembourser mon prêt mensuellement. J’ai commencé à gagner ma vie en vendant des cartes prépayées pour les téléphones cellulaires. Mes profits m’ont ensuite permis d’ouvrir un petit commerce, où je vends du sel, du riz de Volta, de la pâte de tomates, du savon à lessive, des bonbons et des fournitures scolaires pour les enfants qui fréquentent l’école d’en face. »
Mais gagner un meilleur revenu, ça veut dire beaucoup plus que d’arriver à joindre les deux bouts. Pour les femmes, l’autonomie financière est un pas essentiel dans l’atteinte de l’égalité – un pas qui peut signifier l’amélioration de leurs compétences en leadership ou encore, la réduction de la violence à leur égard. Selon Pro-Link, une organisation qui mise beaucoup sur l’autonomisation des femmes, les petits prêts permettent aux femmes qu’elle accompagne de mieux faire valoir leurs droits.
C’est pourquoi Pro-Link et Carrefour ont recruté des volontaires canadiens, comme Ji-Young Kim, dont le rôle est de renforcer l’autonomie financière des femmes à l’aide de formations en affaires. Ji-Young vient tout juste de terminer un mandat de cinq mois, pendant lequel elle a formé des femmes des villes de Hohoe et de Kadjebi, dans la région de la Volta, au Ghana.
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